Une Toldo, cela vient de cette absurde attitude de Francesco Toldo, lors de France-Italie à l’euro 2000. Voici, pour commencer, l’action originale. Souvenez-vous :
Faire une Toldo, c’est descendre chercher le ballon avec sa main, parce qu’on est cloué sur son pied d’appui alors qu’il était préférable de le mobiliser ; et corrélativement, c’est ne pouvoir qu’effleurer le ballon, qui finit donc sa course au fond des filets, quand bien même l’angle était particulièrement fermé.
On peut en déduire que les gardiens de foot sont moins bien formés que les gardiens de hand, qui mobilisent la partie
du corps la plus pertinente pour les arrêts réflexes. Tous les membres du gardien de hand sont au taquet ; le gardien de foot, quant à lui, doit être « bien sur ses
appuis ».
Il semble que le pied le plus irrémédiablement cloué soit le pied d’appui du gardien (pour Toldo, c’est le gauche, si
notre intuition est bonne), car si l'autre jambe est concernée, il arrive que le gardien arrête le ballon, comme on va le voir sur la vidéo ci-dessous, extraite d'un match qui date de
la semaine dernière.
Appréciez auparavant la belle Toldo du gardien de Fenerbahce face à Lille. C’est le premier but du résumé ci-dessous. Ceux qui auront le temps de regarder la vidéo jusqu’au bout (le superbe but de Fenerbahce aide à patienter) pouront constater que le gardien ne fait une Toldo que d'un seul côté. En définitive, être bien sur ses appuis, et notamment sur son pied d'appui, ce n'est paradoxalement plus du tout valable si le ballon passe à raz de terre proche du gardien.
Voilà pour la Toldo.