Lorsqu’il y a coup franc direct, l’arbitre indique le côté vers lequel attaque l’équipe qui a subi la faute.
C’est donc différent du rugby.
Au rugby, lorsqu’il semble à l’arbitre qu’il s’est passé quelque chose de bizarre au milieu des 12 mecs qui sont l’un sur l’autre, il indique le sens du vent. Les bénéficiaires de la pénalité sont alors les joueurs qui se trouvent dans le camp vers lequel le vent souffle.
Lors d’un coup franc direct on peut, comme son nom l’indique, frapper directement au but, et on peut potentiellement marquer (si toutefois on marque dans ses propres cages, il y a corner - véridique). Mais le coup franc direct, contrairement au coup franc indirect, ne l’est pas nécessairement ; sur un coup franc direct on peut aussi faire une passe, dévisser sa frappe, faire monter tous les défenseurs pour rien en faisant une centre qui part loin derrière la cage, ou faire une combinaison débile « travaillée à l’entrainement ».
Je donne maintenant la parole aux Lois du jeu (loi 12, « fautes et incorrections ») :
Un coup franc direct est accordé à l’équipe adverse du joueur qui, avec imprudence, témérité ou excès d’engagement :
- donne ou essaye de donner un coup de pied à l’adversaire ;
- fait ou essaye de faire un croche-pied à l’adversaire ;
- saute sur un adversaire ;
- charge un adversaire ;
- frappe ou essaye de frapper un adversaire ;
- bouscule un adversaire ;
- tacle un adversaire.
Un coup franc direct est également accordé à l’équipe adverse du joueur qui :
- tient un adversaire ;
- crache sur un adversaire ;
- touche délibérément le ballon de la main (excepté le gardien de but dans sa propre surface de réparation).
« Excepté le gardien de but dans sa propre surface de réparation ». Fallait oser le préciser, ça, quand même.