Elle était drôle, hier, quand même, l’interview de Ben Arfa sur le banc de touche. En substance, il disait que l’OM avait su être solidaire, faire le dos
rond, jouer les coups à fond, et qu’ils méritaient leur victoire. Il était à la limite de dire : « et ce qui est bien, c’est qu’on n’a pas encaissé de but ».
Ce n’est pas encore drôle. Ça le devient quand on s’aperçoit que l’interview se déroulait à la 70e
minute. Il restait encore 20 minutes, et le point de vue de Ben Arfa, comme celui des commentateurs, comme celui des supporters du PSG, était celui d’une manifeste impuissance du PSG.
Duga a parlé de fatalité. Mais c’est pourtant bien d’impuissance qu’il s’agissait : il y avait de la bonne volonté, mais il y avait de la
peur ; il y avait des ouvertures, mais aucune finition – bref il y avait une sorte de désir, mais le PSG, cette année encore, est incapable de bander.
Ils sont d’ailleurs, et resteront cette année encore, dans le ventre mou du championnat.