C’est bien plus qu’une rumeur, c’est une annonce documentée que fait le site sérieux snacking.fr : début 2012, on pourra bouffer un double Whooper à Paris. Outre qu’il n’y aura définitivement plus aucun intérêt d’aller à Londres (dans la mesure où il est impossible d’avoir des places à des tarifs accessibles pour aller aux stades), c’est une très bonne nouvelle pour la ville, qui n’attend plus, désormais, pour être une capitale vraiment sérieuse, que d’avoir plusieurs clubs de foot en son sein, afin qu’après les matchs ‘y ait des rivalités et des bastons normales (entre supporters pas du même club).
Burger King c’est trop cool, ça fait l’unanimité ; on devrait d’ailleurs bientôt commencer à entendre des gens branchés soutenir que ce n’est pas du tout un événement, que ce n’est pas si bon, que le Big Mac est meilleur, etc.
Mais c'est un événement.
Bien sûr, le bon gros sandwich Américain baguette-steack-haché-frites-salade-tomates-sauce-samouraï du camion ça continuera de rivaliser avec le Whooper, mais de toute façon à Paris on ne trouve pas de bons sandwichs Américains (faut aller à Bagnolet, au Bistrot des Deux avenues, en plus le patron écoute RMC dans son troquet).
S’il s’en ouvre un vers Bastille, de Burger King, c’est là-bas que j’irai prendre ma bouffe à emporter pour mater les matchs au bistrot des familles, chez Kiki, qui ne fait pas à manger mais qui accueille amicalement les gamelles dans son bar, et qui doit se régaler, lui, depuis la reprise, à voir Paris jouer, et qui va pas s’priver de m’demander, avec son accent parigo-kabyle : « Bah alors, Nice et Marseille, ils sont où, là ? »
Alors j’vais lui répondre : « Mais c’est normal Nice ils misent tout sur la coupe de ligue, et d’ailleurs fais voir la côte de Nice, là… Ce week-end ils jouent contre qui ? A Montpellier ? Vas-y 10 euros sur la victoire de Nice ».
Fin de l’été, retour de la vie de quartier.