Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /Juil /2010 18:50

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L’exercice du compte-rendu est enthousiasmant. Comme trouver des trucs à dire, à propos d’un match que tout le monde a vu ?

Avec le sport, le problème est moins complexe que pour les autres actualités : celui qui aime le sport aime bien lire des choses qu’il connait déjà (pour peu qu’il ne désapprouve pas trop les événements). On regarde un match le dimanche, et dans l’Equipe, le lundi, on lit le résumé du match. Pour voir comment ils le racontent. Ensuite on va cinq minutes sur internet ; hop, on relie encore un petit compte-rendu.

« Eh ouais, quand on y pense, c’est à la 117e, qu’ils ont marqué ».

 

Cette finale, je l’ai vue près d’Angers, à Montreuil-Juigné, bien calé en terrasse, avec grand écran, TF1 HD, assez bonne qualité de son (en tout cas, largement suffisante pour entendre les quatre analyses et les deux blagues de Wenger).

Il fait vraiment bon vivre, à Montreuil-Juigné. Hier, dans l’après-midi, j’avais remporté une petite séance de péno. Le soir, pendant le match, quelqu’un d’autre que moi s’occupait du barbecue, et comme par miracle, tout a été prêt juste avant la mi-temps.

Le vin était bon, la compagnie excellente.

 

Dans ces conditions optimales, je n’ai donc rien raté de la finale, et voici ce que j’ai remarqué d’intéressant.

Tout d’abord, j’ai vu que l’Espagne appréhendait les pénaltys. Ils ont continué à faire le jeu, alors que les contres hollandais commençaient à être gravement menaçants.

Ils auraient préféré perdre dans le jeu, que perdre aux pénos. Plus aucune équipe n’est comme ça.

Cette année, l’équipe qui a gagné, ce n’était pas celle qui jouait pour ne pas perdre.

 

Ensuite, j’ai noté que Christian Jeanpierre était pour la Hollande. Pour dire, après le face à face entre Robben et Casillas, que ce dernier a eu de « la chance », il faut soit être pour la Hollande, soit être le dernier des abrutis.

Soit les deux.

 

Enfin, j’ai vu Casillas pleurer avant même la fin du match, et à Ugo qui me demandait si j'ai déjà pleuré pour du foot, j'ai répondu : non.

Puis ça m’a rappelé que c’était mon rêve de gamin, cette coupe.

Parfois je pense encore un peu à des trucs comme ça : c’est la finale de la coupe du monde, et y a péno. Je dois tirer. C’est déjà moi qui avais égalisé, dix minutes auparavant (un pointu, après une feinte de passe et un crochet intérieur).

 

Ce n’est pas du tout la gloire, que j’aurais aimé connaître. 

 

C’est cette pression gigantesque.

L’énormité de l’enjeu.

Le truc qui a pesé trop lourd sur les épaules de Gyan, contre l'Uruguay.

Tout cette responsabilités sur les épaules d’un mec. Oui, j’aurais voulu connaître ça.

La responsabilité totale, dans la solitude totale, comme disait l’autre, pour définir... la liberté.

 

Et connaître cette délivrance, qui a été celle d’Iniesta, après avoir marqué.

Par g.?uan - Publié dans : COUPE DU MONDE! - Communauté : LA communauté football du blog
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