Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /Juin /2010 00:00

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D’après Dante, La Divine Comédie, L’Enfer.

Le poème de Dante décrit une descente jusqu’au cœur de l’Enfer, cercle après cercle, comme dans un entonnoir, au fond duquel se trouve Lucifer.

L’Enfer recueille les âmes damnées : les occupants sont logés, par ordre de vice, et expient leurs péchés.

Ce n’est pas de ma faute si l’équipe de France est concernés par tous ces péchés – et la progression des vices, jusqu’au péché final, renvoie tellement à cette équipe que cela confirme l'impression actuelle de descente aux enfers, et qu'on en viendrait presque à souhaiter les sévices.

Comme vous allez pouvoir en juger, le rapprochement s’imposait.

Voici donc la présentation de la géographie de l’Enfer, de la nature et du sort de ses occupants. Selon Dante, dont vous pourrez apprécier, le temps de trop brèves citations, la langue.

 

 

Ô lecteur, tel Dante guidé par Virgile, suis Les deux pieds décollés : ils te feront traverser l’Enfer, où l’on rencontrera les âmes damnées de membres de l’équipe de France – je vous laisse vous prononcer pour mettre des noms derrière les péchés.

 

Ainsi s’adresse à nous, tout d’abord, la Porte des Enfers :

« Par moi on va dans la cité dolente,

Par moi on va dans l’éternelle douleur,

Par moi on va parmi les âmes errantes.

[…] vous qui entrez, abandonnez toute espérance. »                      

 

1er cercle de l’enfer : On y rencontre ceux qui n’ont pas eu la foi. Voici ce dont témoignent les âmes concernées :

« Pour un tel manque, et non pour d’autres crimes,

Nous sommes perdus, et notre unique peine,

est que sans espoir nous vivons en désir ».

 

Au 2e cercle de l’enfer, se trouvent les Luxurieux. Emportés par l’ouragan infernal : 

« Je vins en un lieu où la lumière se tait,

mugissant comme mer en tempête,

quand elle est battue par vents contraire.

La tourmente infernale, qui n’a pas de repos, mène les ombres avec sa rage ;

Et les tourne et les heurte et les harcèle.

Quand elle arrive devant l’éboulis, là sont les cris, les pleurs, les plaintes. »

 

Au 3e cercle : Les Gourmands, couchés dans la boue, sous une pluie noire et glaciale. Ce cercle est gardé par Cerbère, « bête étrange et cruelle », qui « hurle avec trois gueules comme un chien sur les morts qui sont là noyés. »

 

Au 4e cercle, on trouve les Avares et les Prodigues, qui roulent des rochers en s’injuriant mutuellement.

« Là je vis des gens, plus nombreux qu’ailleurs,

de ça, de là, avec des hurlements,

pousser des fardeaux à coups de poitrine. »

 

Les Coléreux, au 5e cercle, sont immergés dans les eaux bourbeuses du Styx.

« Et moi qui regardais très fixement, je vis des gens boueux dans ce marais,

tous nus, et à l’aspect meurtri.

Ils se frappaient, mais non avec la main :

Avec la tête, avec la poitrine et avec les pieds,

Tranchant leur corps par bribes, avec les dents. »

 

6e cercle : les Hérétiques, qui ont soutenu des positions condamnées. Leurs âmes demeureront couchées dans des tombes brûlantes.

 

 

« Il faut retarder ici notre descente afin que nos sens s’accoutument un peu

Au souffle infect ; et puis nous n’y prendrons plus garde. »

 

Car nous entrons dans les trois derniers cercles. Dans lesquels les bleus, bien entendu, ont encore toute leur place.

On trouve en effet au 7e cercle les Violents contre leur prochain, contre eux-mêmes, contre la divinité ou la Nature. Ils sont plongés dans un fleuve de sang bouillant.

« Ici se pleurent leurs crimes sans pitié. »

Selon la cible et la nature de leur violence, ils sont changés en arbres, et éternellement se lamentent, ou sont déchirés par les Chiennes des Enfers, ou sont couchés, la face dans le sable, sous une pluie de feu.

 

On trouve au 8e cercle les Fraudeurs, les Trompeurs les plus vils, séducteurs comme adulateurs. La foule des séducteurs et séductrices a affaire aux Démons, « cornus avec de grands fouets, qui les battaient cruellement par derrière », tandis que les flatteurs sont plongés dans une fosse de lie dégoutante et pestilentielle :

« Je vis des gens plongés dans une fiente

Qui semblait tirée des latrines humaines.

Et comme des yeux je scrutais le fond,

J’en vis un à la tête si souille de merde

Qu’on ne savait s’il était laïc ou bien clerc.

Il me cria : « pourquoi es-tu si friand

de me regarder moi, plus que tous ces affreux ? »

Et moi à lui : « Parce que, si je me souviens bien, je t’ai déjà vu avec les cheveux secs :

Tu es [Raymond Domenech] ;

C’est pourquoi je te reluque plus que les autres ». »

 

Parmi les trompeurs, se trouvent ceux qui par leurs opinions et les mauvais conseils ont divisé les hommes. Ce sont les semeurs de trouble : La 6e fosse du 8e cercle est remplie de damnés mutilés, qui sont coupés en deux à la verticale, « de la gorge à la ceinture ». Leurs boyaux pendent et tombent à terre, et lorsque leurs blessures sont cicatrisées, tour à tour les damnés se font rouvrir le corps avec un glaive.

 

Nous voilà au dernier cercle des enfers, le 9e. Ceux qui s’y trouvent, ce n’est pas moi qui le dit, ni Patrice Evra – c’est Dante lui-même. On y trouve les Traîtres.

 

C’est alors que s’achève la descente aux enfers. Il s’agira maintenant de revenir sur la notion de traîtrise – parce qu’il y a un traître, paraît-il. Mais il se pourrait bien que la trahison n’ait pas été celle dont on parle, et dont la seule mention nous fait honte. On identifiera, très bientôt, ce traître, ce Lucifer, dont nous souhaitons tous la damnation.

Par g.?uan - Publié dans : COUPE DU MONDE! - Communauté : Autour du Sport
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