C’est à mes yeux la question philosophique concernant le sport la plus fascinante : comment le sport en général – et le foot en particulier – peut-il cristalliser ainsi des passions identitaires ?
Incipit à cette problématique qui sera le fil rouge de cette année 2011 sur Les deux pieds décollés :
« Ce qui donna au sport une efficacité unique comme moyen d’inculquer un sentiment national, du moins pour les hommes, c’est la facilité avec laquelle les individus les moins politisés et les moins insérés dans la sphère publique peuvent s’identifier avec la nation symbolisée par des jeunes qui excellent dans un domaine où presque tous les hommes veulent réussir ou l’ont voulu à une époque de leur vie. »
Eric HOBSBAWM, Nation et nationalisme depuis 1780.
Rien qu’avec ça à développer et commenter, je tiens un an. Mais Hobsbawm, qui a publié son ouvrage en 1992 (Gallimard, « folio »), ne s’arrête pas là :
« La communauté imaginée de millions de gens semble plus réelle quand elle se trouve réduite à onze joueurs dont on connait les noms. L’individu, même celui qui ne fait que crier des encouragements, devient lui-même le symbole de sa nation. »
Quand est-ce que les Français ont massivement acheté des drapeaux français (non pas spécialement des maillots ou des écharpes de foot) ? En 2006, suite à l’élimination de l’Espagne puis après celle du Brésil.
Allons maintenant au bout de la citation :
« Je me souviens d’avoir écouté nerveusement à la radio la retransmission du premier match international Angleterre-Autriche, qui se déroula à Vienne en 1929. Les amis chez qui j’étais avaient juré de se venger de moi si l’Angleterre battait l’Autriche, ce qui semblait très probable. Seul Anglais présent, j’étais l’Angleterre, comme ils étaient l’Autriche. Et c’est de cette façon que des enfants de douze ans étendent le loyalisme envers une équipe au loyalisme envers une nation ».
En méditant cela, on peut même comprendre les supporters des tribunes Auteuil et Boulogne, la Brigade Sud, et autres clubs de supporters qui ont été dissouts.
Les réflexions menées dans la rubrique « foot et identité » consisteront à accomplir l’un des objectifs des Deux pieds décollés : envoyer les grincheux qui snobent le sport dans les cordes.
Source image : http://www.autopsie-lesite.com/
l'identification a une equipe ou une nation tiens a mon avis d'1 besoin de reconnaissance et d'affirmation de puissance qui nourrit chaque individu au quotidien.."les autres"font ce que tout un chacun ne peut réaliser par ses propres moyens et la dérive naît du sentiment de frustration qui accompagne la plupart des supporters en quête de revanche sur des problèmes personnels a regler...l'élan de superiorité trouve dans un stade , et au milieu d'1 groupe de supporters dociles , toute sa raison d'être..je ne parle pas , bien sûr , des amoureux du sport et du beau geste qui se regalent de beaux gestes et de prouesses physiques et techniques ( néanmoins teinté d'1 petit sentiment d'envie ) et qui ont compris que l'affrontement sportif etait d'abord 1 spectacle merveilleux , et ça dans le total respect de "l'autre"..vainqueurs , vaincus , peu importe , ils veulent juste se regaler les yeux..
Bonjour,
J'ai apprécie ton article.
Je pense que le football offre du succès à chacun d'entre nous grâce aux victoires de nos équipes fétiches. :)
Il n'y a que le football pour avoir ce genre d'émotion.
Continue ainsi.
Maxence du blog http://www.gagner-de-largent-grace-aux-paris-sportifs.fr/