Daniel Bravo n’est malheureusement pas resté à l’OGC Nice toute sa carrière. Il y a débuté, à 17 ans, et il aimait le club au point de descendre avec lui en D2 en 82 (alors que, sélectionné en équipe de France, il avait la possibilité d’aller ailleurs).
D’ailleurs, après la période 80-83, il est revenu à Nice de 87 à 89, et c’est dans cette période que j’ai réussi à avoir, je ne sais plus comment, un ballon qu’il avait signé (c’était peut-être un faux).
Puis il a joué dans d’autres clubs, puis il est encore revenu à Nice, jouer sa dernière saison, en l’an 2000.
Lorsqu’il ne pouvait plus rester à Nice, il a concédé de porter les maillots de Monaco, du PSG, de Parme, de Lyon, de Marseille.
En janvier 1990, il a été classé par l’Express parmi « les 100 personnalités qui vont changer la France ». Je ne sais pas si la France a changé grâce à lui, ni si elle a changé tout court, ni si elle changera jamais, mais en tout cas, je sais que Daniel Bravo, lui, a changé de poste tout au long de sa carrière. Son défaut principal était en effet qu’il avait trop de qualités : c’était un joueur complet. Joueur accrocheur, technique, doté d’un sens tactique très développé, il pouvait également marquer le but qui fait du bien.
C’était un défaut, car il ne s’est réellement affirmé à aucun poste. « Bravo ? Bien sûr il est indiscutable. Mais où ? » Cette phrase a été prononcée par le sélectionneur Michel Platini, qui n’est pas supporter de l’Ogym, et qui ne s’est pas qualifié pour la Coupe du Monde 90.
Cette vignette est un hommage à tous les talents mal observés, voire gâchés, par des entraîneurs qui n’ont pas su exploiter tout le potentiel d’un joueur. Hidalgo a déclaré : « Il l'est l'un des joueurs phares de sa génération. Ses possibilités sont immenses, son registre très vaste; Il lui reste à savoir quelle est sa meilleure place. » Etait-ce à lui de le savoir ? Il semblerait qu'aucun entraîneur n’ait jamais dit à Daniel : « tu joues là, et puis c’est tout ».
C’est dommage.
Mais la carrière de Daniel Bravo fut belle tout de même. Et il a remporté des titres.
« Mon grand regret, c’est de ne pas avoir gagné quelque chose avec Nice », a-t-il néanmoins avoué.
A qui le dis-tu, Daniel.
Source image : http://www.planete-asm.fr/article/234-historique-daniel-bravo-le-petit-prince.html
Sources citations : planete-asm.fr
Daniel bravo , l'idole de toute 1 génération de midinettes en extase a chacune de ses apparitions sur 1 terrain de foot..Dans le show-biz nous avons eu PATRRRIIIICK , au foot DANNNIIIIEL...
Quel talent , et quel joueur..Bravo l'artiste!!!
quand il jouait au psg est venu habiter dans le petit village ou je residais MAULA
en force les maulois // il y a eu aussi le perchiste tracanelli ou encore c jerome ou encore fatien gerant des bain douches ...
Dans un registre similaire - celle des grands talents gâchés parce qu'aucun entraîneur n'a su l'exploiter - il y a eu Okocha, à qui on interdisait de dribbler alors que c'était un génie du dribble, qui faisait des transversales incroyables d'intelligence et de précision et que l'on obligeait à jouer le long de sa ligne, et qui a fait quelques match merveilleux au poste de milieu relayeur au psg - comme daniel bravo -, sans que la burne qui faisait office d'entraîneur n'ait l'idée lumineuse d'en faire son Xavi.
Je trouve d'ailleurs que bravo et okocha avaient le même charisme sur un terrain, une sensation d'intelligence et d'introversion. Peut-être deux types trops intelligents et sensibles ?
J'tais moi aussi un grand fan de Jay Jay Okocha - j'ai encore le maillot du Nigéria acheté à l'époque. Et je suis entièrement d'accord : il fait partie de cette longue liste de mecs qu'on a voulu faire jouer contre nature!