Barcelone n’avait pas besoin de ça. Je veux dire, de l’exclusion de Van Persie. Les arbitres sont tellement peu sûrs d’eux qu’ils ne s’autorisent pas à faire appel à l’esprit plutôt qu’à la lettre : ils appliquent un règlement sans jamais l’interpréter, sans prendre acte de la situation.
120.000 personnes sifflaient Arsenal chaque fois qu’ils ont eu le ballon vingt secondes d'affilée (c’est arrivé deux ou trois fois) ; si Van Persie dit qu’il n’a pas entendu le coup de sifflet de l'arbitre, eh bien faut le croire ; et même s’il ment, eh bien il faut le croire. Un rouge pour une frappe après avoir été sifflé hors-jeu, alors qu'on n'a pas de temps à gagner, qu'on est en ligue des champions, qu'on a déjà pris un jaune pour s'être enflammé, c'est une absurdité.
Cette exclusion débile a faussé la fin du match.
On avait envie de voir Barcelone aller au bout de ses efforts ; j’aurais aimé, à 3 - 1, qu’Arsenal marque un second but improbable et injuste, pour revoir à la 94e ce qui s’est produit à la quatrième minute d’arrêt de jeu de la première mi-temps : un but au terme d'une action fulgurante, d'une succession de gestes techniques (de réflexes, même) dont la spontanéité et la pertinence caractérisent le génie. Loin des grigris élaborés et mécaniques de ceux qui prennent le temps de flamber, dans un contexte crispé et sous pression, les Barcelonais amènent la performance technique jusqu’à son plus haut degré de perfection : la simplicité, l’évidence, la naturel.
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C'est clair, on ne sera jamais "ce qui se serait passé" ! En tous cas, assez dessus par la prestation des Gunners, s'ils ont su tenir le barça un certain temps, devant ça perdait top vite le ballon : même pas le temps de souffler !