Bon, y en a marre.
Je n’arrive même plus à regarder Infosport, tellement ils ne sont pas pour l’équipe de France. Voilà ce qui s’est passé hier soir : ils ont consacré 5 minutes au Danemark, pour dire que les Danois sont gentils, que leurs entrainements sont ouverts, qu’ils vont tous en conférence de presse, qu’ils sont décontractés, que l’ambiance est bonne, que leur pelouse est plus verte, qu’ils ont leur chance, etc. Même Guy Roux est allé leur dire bonjour.
Pourquoi les journalistes s’attardent-ils là-dessus ? Pour montrer l’exemple à l’équipe de France, bien sûr, pour leur faire la leçon. Parce que l’équipe de France ne leur donne pas assez de matière, à ces cochons.
Et comme ce ne sont pas exactement des cochons, mais plutôt des vautours, ils souhaitent déjà la mort de l’équipe de France.
Ils la sentent venir, ils la pronostiquent.
Si les journalistes étaient moins nuls, les joueurs iraient leur parler (Gallas savait très bien qu’ils l’auraient soulé : vous parlez-vous dans les vestiaires ? Côté transfert, n’êtes-vous pas trop gourmand ? Ne pensez-vous pas qu’il vous faudrait être dans la même chambre qu’Abidal ? Dormir dans le même lit que lui ?).
Bien sûr, on ne manque pas de raisons objectives d’être inquiet.
Abidal n'a pas jouer dans l'axe depuis les Pupilles, et si en revanche Gallas a sa place dans l'axe, Domenech hésite encore à le mettre dans l'axe de l'attaque.
Ensuite, puisqu'on en parle, bien sûr que Raymond est nul, et personne ne l’a encore dit, mais la vérité est là : il a improvisé son schéma tactique après avoir fait sa sélection. C’est quand même pas mal, ça, on ne l’avait encore jamais fait, ça.
Evidemment que maintenant on n’a pas les joueurs adéquats ! Qu’on n’a que Diaby pour remplacer 3 milieux de terrain en cours de jeu !
Domenech a toujours le même problème : son schéma tactique et son choix des joueurs ne sont jamais adaptés l’un à l’autre. C’est ma thèse, depuis le début, et aucun des connards parmi les « français qui ont interrogé Domenech » au Canal Football Club ne le lui a fait remarquer.
On met des joueurs pas à leur poste (dans l’axe? un joueur qui n’est valable qu’en 4-4-2, en deuxième attaquant).
Raymond.
Une fois dans ta vie.
Prends UNE décision, putain.
Ou alors, comme en 2006, prends la décision de ne plus en prendre, et délègue. A qui tu veux.
Mais peut-on se nourir de la haine pour Domenech pour ne plus croire en l'équipe de France? Cela ferait mal qu'il gagne? Mais quelqu’un a-t-il l’impression que le parcours en 2006 ait été associé à la moindre performance de Domencech ? Cela n’a absolument pas été le cas.
Encore une raison objective d’être inquiet : les matchs amicaux. On a perdu contre la Chine, en soi ce n’est rien, mais ce qui est grave, c’est qu’on voulait absolument, à voir le visage des joueurs, gagner contre la Chine (on aurait aimé le voir dans leur mobilité sur le terrain). Bref, la préparation n’a montré aucune « montée en puissance ».
Dernière chose : sans doute, l’équipe de France est dans un hôtel luxueux – mais on n’en parle que maintenant, c’est-à-dire, maintenant qu’on veut de la charogne. Sans doute, ils ont des soucis, s’ils se cachent. Mais… Et alors ?
Doit-on ne parler que de ce genre de choses?
J’en viens à mon idée. J'en ai fini avec la critique. La Coupe du monde commence dans deux jours : rien à foutre de l’objectivité. Il faut qu’on gagne.
« Est-ce qu’on veut que l’équipe de France gagne ? » est la seule question à se poser. Il faut qu’on aille au bout, qu’on écrase tout le monde, à commencer par ces bourrins d’Uruguayens.
J’aime mieux m’emballer et me ramasser grave, que de rechigner avant de me laisser porter, finalement, en cas de bon parcours (sait-on jamais ?) par l’engouement : dans ce dernier cas, j’aurais trop mauvaise conscience.
Prenons exemple sur les supporters du PSG, qui persistent à aller au stade chaque semaine.
Les commentateurs sportifs n'aiment écrire ou dire qu'une seule chose : "Nous l'avions annoncé". Dans le Parisien, parfois, il mettent des copies des articles d'il y a 2 mois pour bien nous dire qu'ils l'avaient dit. Les merdeux.
C'est comme lorsqu'on organise un foot : y en a toujours un qui est sûr qu'il va pleuvoir - et si jamais il pleut énormément, et que donc on annule le foot, eh bien ça lui fait plaisir.
Les commentateurs « objectifs » n’ont pas le courage d’être déçus.